Les paradis fiscaux, un jardin d'Eden à la réputation sulfureuse
Les paradis fiscaux sont dans la ligne de mire de tous les états occidentaux pour une bonne et simple raison : leur fiscalité avantageuse mais surtout leur secret bancaire absolu ouvrent la porte à toutes les dérives malhonnêtes d'évasions fiscales et de blanchiment d'argent.
Les paradis fiscaux ne sont pas en odeur de sainteté au sein des pays de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Pourquoi ? Tout simplement parce que chaque état veille jalousement sur ses citoyens afin qu'ils s'acquittent entièrement de leurs impôts ! Est-ce à dire que les paradis fiscaux sont des jardins d'Eden pour les seules activités interdites et crapuleuses ? Non. En fait, de nombreuses sociétés offshore se créent tous les jours au sein de ses paradis fiscaux sans que leurs activités n'aient de lien avec le grand banditisme, le trafic de drogue ou le blanchiment d'argent... Mais la réputation sulfureuse d'une domiciliation offshore au Delaware, sur l'Ile Maurice ou aux Seychelles pèse grandement sur la notoriété de l'entreprise qui ose s'y installer pour mener des affaires honnêtes !
Paradis fiscaux ?
Les paradis fiscaux sont des petits états ou des îles indépendants ou semi-indépendants qui ont pour particularité d'offrir aux capitaux étrangers un régime fiscal de faveur. Dans la plupart des paradis fiscaux, la fiscalité est réduite à son minimum voire même nulle ! Un sacré avantage pour les sociétés offshore ! Mais là où le bât blesse, c'est que cette faveur fiscale s'accompagne toujours d'une opacité ténébreuse (confidentialité totale, anonymat, secret bancaire absolu) ouvrant la porte à de nombreuses activités peu scrupuleuses. L'amalgame est donc facile à faire : les paradis fiscaux sont synonymes pour le monde des affaires et le grand public de mauvaises fréquentations ! Comme de plus les montages financiers sont particulièrement délicats et risqués à réaliser et que de nombreuses restrictions sont opposées par les états occidentaux, l'accès aux faveurs des paradis fiscaux reste le plus souvent un exercice réservé à quelques très grosses fortunes très bien conseillées !
Société offshore non commerciales
Les paradis fiscaux n'ont pas vocation à porter des sociétés avec activités commerciales classiques et réelles (les états référencés comme paradis fiscaux n'adhérent pas à la convention de LA HAYE). Ils sont plus destinés à accueillir des sociétés financières ou de conseils aux activités immatérielles et des sociétés spécialisées dans l'import /export. Ces sociétés sont le plus souvent des entreprises d'E-business (hors livraisons de marchandises), de développement de logiciels, d'hébergement de sites internet, des call-centers, des sociétés du show-biz, mais aussi des sociétés spécialisées dans l'extrernalisation de services bancaires et comptables, ou encore des sociétés de gestion de droits d'auteur, de licence...
Toutes les sociétés dont l'activité nécessite une présence sur un territoire donné (la France notamment) n'ont aucun intérêt à s'expatrier dans un paradis fiscal puisque les Etats de résidence leurs feront payer des impôts sur leurs revenus même s'ils proviennent de l'étranger. Et rien n'agace plus les services fiscaux que de constater une évasion fiscale... Le retour de bâton est souvent particulièrement douloureux pour les néophytes !
Le saviez-vous ?
L'OCDE publie régulièrement une liste constamment mise à jour des paradis fiscaux du monde.



