L'assurance scooter, une protection obligatoire
Il suffit de monter sur un deux roues pour vite s’apercevoir que ce type de véhicules ne se conduit pas comme une voiture. Les compagnies d’assurance ont pris en compte les besoins des possesseurs de scooter et ont créé un contrat spécifiquement destiné à ces engins à la mode qui envahissent nos villes.
Que regroupe le terme scooter ?
Le scooter tout le monde connaît et pourtant ce terme générique regroupe différents types d’engins allant du scooter 50 cm3, dont la cible privilégiée sont les jeunes mais aussi les personnes ayant perdu provisoirement ou définitivement leur permis, mais aussi les scooters 125 cm3 et enfin les scooters de grosse cylindrée dépassant les 125 cm3.
Une protection obligatoire
L’usage d’un deux roues est une expérience merveilleuse mais elle peut malheureusement être lourde de conséquences en cas d’accidents de la route, aussi bien pour le conducteur que pour les tiers impliqués.
Le législateur a donc rendu obligatoire l’assurance responsabilité civile qui indemnise les dommages causés aux tiers (article L211-1 du code des assurances et articles L324-1 du code de la route) et tout contrevenant s’exposera aux sanctions suivantes (articles L324-2 du code de la route) : une amende de 3750 €, une suspension du permis de conduire pouvant aller jusqu'à cinq années et enfin une immobilisation voire même une confiscation du véhicule.
Les risques couverts
Plusieurs formules sont commercialisées selon les compagnies et selon le budget de chacun. En général, une formule basique du contrat d’assurance scooter prendra en charge la Responsabilité Civile/Défense Recours, l’assistance avec une franchise kilométrique (0 ou 30km), et l’assurance du casque (principal organe de sécurité du conducteur). Ensuite l’assuré peut rajouter, moyennant une prime d’assurance plus élevée, les garanties incendie et catastrophes naturelles, puis dommages et collisions ou tout simplement opter pour la bonne vieille « formule tous risques ».
En revanche le conducteur n’est jamais pris en charge dans un contrat d’assurance scooter aussi il est fortement conseillé de joindre à son contrat une garantie conducteur qui indemnisera le pilote ou sa famille en cas d’invalidité ou de décès lors d’un accident. Le capital versé est en fonction de la prime d’assurance choisie.
Les critères qui influent sur le montant de la prime d’assurance
Le premier critère, et le plus logique, est l’expérience : un "jeune conducteur", avec peu d’années de permis, est censé manquer de maîtrise de son véhicule, le risque d’accidents est plus élevé et donc le montant de la prime aussi.
L’âge est le second point pris en considération car les assureurs considèrent qu’un jeune aura une conduite plus osée et plus risquée qu’une personne plus mûre.
Plus surprenant, le sexe a aussi une incidence sur les tarifs puisque les représentantes de la gente féminine présentent de bien meilleures statistiques en nombre d’accidents.
De manière plus classique, le Bonus ou le malus du conducteur entre en ligne de compte.
Enfin le modèle (cylindrée) et le type (haut de gamme ou pas) du deux roues engendrera un tarif d’assurance plus ou moins élevé.
Le saviez-vous ?
Le nombre de scootéristes est en constante augmentation depuis quelques années et notamment chez les plus jeunes qui, dès 14 ans, leur Brevet de Sécurité Routière (BSR) en poche, peuvent conduire un scooter de 50 cm3. Il est primordial, pour ne pas dire vital, de ne pas lésiner sur l’équipement car les gants, un casque homologué et des vêtements résistants sont les seules protections du conducteur d’un deux roues.


