Jean-François Champollion, le père de l'égyptologie
Jean-François Champollion a laissé son nom dans l'histoire puisqu'il fût le premier à déchiffrer les hiéroglyphes égyptiens au 19e siècle. Il est considéré par l'ensemble des historiens comme le père de l'égyptologie moderne.
Les hiéroglyphes de l'Egypte ancienne sont restés longtemps un vrai mystère pour leurs découvreurs. Dans les années 1810, Champollion après plusieurs années d'études et de comparaisons a finalement réussi à mettre au jour la signification de ces dessins antiques. Ce travail de titan mené avec passion fait de lui le père de l'égyptologie moderne.
Une jeunesse surdouée
Jean-François Champollion est né le 23 décembre 1790 à Figeac, dans le Lot. Dès le plus jeune âge il démontre de très grandes facilités pour les langues. Élève surdoué, il parle parfaitement le latin dès 9 ans, l'hébreu à 13 ans et l'arabe à 14 ans. Cette grande facilité à apprendre les arcanes des langues l'amène rapidement à s'intéresser au mystère des hiéroglyphes de l'Égypte antique.
Grâce à son frère, il se procure au lycée une copie des inscriptions de la pierre de Rosette. Cette pierre découverte dans le village de Rachïd en juillet 1799 durant la campagne de Napoléon en Égypte a pour particularité de juxtaposer des inscriptions en deux langues et trois écritures (hiéroglyphes, démotique et grec). Devant cette pierre, la curiosité de Champollion est émoustillée. Très vite il se rend compte qu'il ne pourra percer son mystère qu'en étudiant les langues voisines de la même époque enseignées à Paris. Il arrive ainsi dans la capitale en 1807 pour étudier le copte et l'amharique.
Un expert des langues
Dès 1808, l'élève comprend en s'appuyant sur le copte que la langue égyptienne se construit sur des regroupements de signes (principe de ligatures). Deux ans plus tard, il arrive à la conclusion que les hiéroglyphes s'apparentent à des idéogrammes (un signe exprime une idée) ou à des phonogrammes (un signe exprime un son). Champollion poursuit ses recherches et en 1812, il parvient à classer les différentes écritures connues par ordre chronologique. A force de comparaison et d'analogie, il arrive à la conclusion que les écritures cursives (hiératique et démotique) sont plus simples et plus tardives que les hiéroglyphes. Malheureusement, en 1816, Champollion est obligé de quitter Paris pour Figeac puis Grenoble en raison de ses prises de positions politiques. Il interrompt ses études provisoirement pour devenir professeur-adjoint d'histoire à l'université de Grenoble. C'est là qu'il reprend ses recherches sur les hiéroglyphes.
En 1821, il déchiffre les premiers cartouches royaux et en 1822, il découvre un système de déchiffrement des hiéroglyphes qui fera l'objet d'une publication scientifique deux ans plus tard sous le titre « Précis du système hiéroglyphique des anciens Égyptiens ». Ces travaux lui permettent d'être nommé en 1826 conservateur chargé des collections égyptiennes au musée du Louvre. De 1828 à 1830 il part en expédition en Egypte. A son retour, il est élu à l'Académie des inscriptions et belles-lettres puis obtient la chaire d'Antiquité égyptienne au Collège de France. Il s'éteint à 42 ans épuisé par son ouvrage, le 4 mars 1832.
Le saviez-vous ?
Sous son insistance, Champollion a permis à la France la réalisation d'acquisitions majeures comme l'Obélisque de Louxor qui orne encore aujourd'hui la place de la Concorde à Paris.
Article rédigé par Dominique A.C. pour Bloc.com - Publié le 27/05/2008
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