Bernard Werber, un auteur inclassable
Bernard Werber fait partie de ces auteurs inclassables dont les succès en librairie attestent le talent. De la Trilogie des fourmis à Nos amis les terriens, cet écrivain surfe sur une vague biologico-futuriste atypique.
Bernard Werber est né le 18 septembre 1961 à Toulouse. Dès son plus jeune âge il vit dans un monde décalé fait d'histoires rocambolesques. Ainsi, en 1968 il écrit sa première nouvelle « Les aventures d'une puce » qui conte l'escalade d'un humain du point de vue d'une puce ! En 1978, il créé dans son lycée un journal atypique dont les illustrations se déclinent en autant de parfums. Son bac en poche, Bernard Werber s'attèle à son premier vrai roman dont les héros sont des fourmis. Le sujet est loufoque mais il plait à son auteur. Il se penche ardemment sur toutes les informations scientifiques de l'époque concernant ces insectes. En 1979, il rate l'examen de première année de droit à la faculté de Toulouse mais poursuit la parution de son journal de collégien. Il découvre avec stupéfaction à la même époque la série « Dune » de Franck Herbert et imagine un modèle de construction de scénario sur le mode ludique et scientifique. En 1980, il suit des études de criminologie à l'Institut de Criminologie de Toulouse et hante les tribunaux pour trouver des idées de polars. En parallèle, Bernard Werber réussit sa (deuxième) première année de droit. En 1982, direction Paris pour suivre des études de journalisme à l'Ecole Supérieure de Journalisme de Paris. Tous les matins, comme un rituel, Bernard Werber poursuit l'écriture de ses « fourmis », inlassablement. En 1983, il obtient le prix de la Fondation News du meilleur jeune reporter. La bourse octroyée lui permet d'aller en Côte d'Ivoire pour ramener un reportage... sur les fourmis !
Journaliste et écrivain
En 1983, à l'issue de ses études, il écrit pour différents journaux comme l'Evénement du Jeudi, le Point, Ca m'intéresse, Libération, puis décroche un poste de journaliste scientifique régulier au Nouvel Observateur. Bernard Werber y reste jusqu'en 1990 avant de publier, en mars de l'année suivante « Fourmis » chez Albin Michel. Ce livre dont les fourmis sont les héros n'est pas conçu comme un pensum de spécialiste des insectes mais bien comme une façon détournée de parler de l'humanité. Encouragé par le succès du premier tome, Bernard Werber est invité à en écrire un second. Il choisit le mode polar avec une réflexion philosophique. L'ouvrage est intitulé « Jour des fourmis » et paraît en 1992. S'ensuivent de nombreuses publications mêlant avec talent différents styles littéraires du polar à l'encyclopédie en passant par des digressions mystiques, des allers-retours entre le réel et l'imaginaire... Après la publication de plusieurs nouvelles, Bernard Werber écrit en 1995 le troisième volet de son roman « La révolution des fourmis » en total décalage avec les deux précédents. En 1997, Bernard Werber publie encore un nouvel essai stylistique avec « Livre du voyage » ou le lecteur tient la place centrale. En 1998, l'auteur publie « Père de nos Pères » qui prend à contre pied le polar traditionnel en ajoutant des informations scientifiques peu connues et pourtant vraies dans le domaine de la paléontologie, de la génétique et de la médecine. De best-seller en hit de vente, tous les ouvrages de Bernard Werber sont désormais attendus : « L'empire des anges », « L'Ultime Secret », « L'arbre des possibles », « Nos amis les humains » en 2003, « Le Souffle des Dieux » en 2005.
Le saviez-vous ?
Le livre « Nos amis les Humains » sorti en 2003 a fait l'objet d'une adaptation au théâtre en 2004 et d'une adaptation au cinéma sous le titre « Nos amis les terriens » produit par Claude Lelouch.
Article rédigé par Dominique A.C. pour Bloc.com - Publié le 25/04/2008
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