Van Gogh, le peintre le plus renommé de tous les temps
Le 30 mars 1853, dans le presbytère de Zundert , un village de 3000 habitants, situé dans le Brabant hollandais, Anna Cornélia Carbentus, l’épouse du pasteur Théodorus Van Gogh accouche d’un garçon ; il s’appellera Vincent Willem Van Gogh.
Un caractère taciturne et solitaire
Les Van Gogh sont des bourgeois calvinistes, dont l’austérité et la monotonie se marient mal avec la profonde sensibilité et l’Esprit aventurier de Vincent. Il sera toujours «l’étranger au sein de ce foyer trop conventionnel. L’enfant sauvage, trapu, aux yeux étrangement verts, au poil roux est tenu à l’écart du cercle familial. A cette époque, Vincent ne se plait que dans la nature où il passe de longues heures à observer les oiseaux, cueillir des plantes et ramasser des insectes.
L’apostolat et le dessin
Vincent sera pasteur comme son père et son grand-père. En 1878, il prêche l’évangile dans les mines de charbon du Borinage ; il se veut plus pauvre que les pauvres. Repoussé par l’église évangéliste qui critique l’excès de son engagement, il se retrouve seul et méprisé. 1886- Théo installe son frère dans un petit appartement au pied de la butte Montmartre à Paris. Une pièce va lui servir d’atelier. Il peint des natures mortes, des bouquets et des paysages. Il peint les toits de Paris et les moulins de la Butte Montmartre Vincent découvre la technique des impressionnistes, le pointillisme de Seurat et les paysages à gros pointillés de Signac. Puis brusquement, Vincent annonce : « je me retire dans le midi pour ne pas voir tant de peintres qui me dégoûtent comme hommes ».
Arles et la qualité de la lumière
A Arles, la présence d’un peintre hollandais roux étonne ; Vincent achète des toiles et des couleurs chez un épicier ou un libraire. Les artistes locaux l’ignorent. Il plante son chevalet dans la campagne environnante. Sa rage de peindre l’emporte sur tout le reste ; son « verger en fleurs » (1888) est un prodigieux empâtement de couleurs jaunes, lilas et blanches. A Arles, la couleur devient un élément fondamental de sa peinture. Il découvre dans la teinte jaune de la série «les Tounesols», un soleil qui crée et régénère la vie. Il peint en 1888 « la maison de Vincent à Arles », « la moisson » et « le café » sur la place du forum; dans ce tableau Vincent invente la lumière de sa peinture, grâce aux lumières des étoiles et des lampes.
L’oreille coupée ! Gauguin a rejoint Vincent à Arles. Mais très vite les deux hommes se heurtent et c’est la rupture. Lorsque Gauguin décide de quitter Arles, Vincent, désespéré, se coupe le lobe de l’oreille gauche avec un rasoir.
Le 8 mai 1888, en proie à des crises de démence, Vincent entre à l’hospice Saint Paul de Mausole près de Saint-Rémy-de –Provence. Aussitôt arrivé, Vincent se met à peindre. Tout ce qui ne concerne pas la peinture l’indiffère, les cris des fous et la nourriture médiocre ; il peint toute la journée des paysages depuis sa fenêtre. Au salon des indépendants à Paris, deux toiles sont présentées : «les iris» et «La nuit étoilée». La peinture de van Gogh atteint alors sa maturité ; on dirait qu’il sent que sa fin approche.
Auvers-sur-Oise
A Auvers-sur-Oise, Vincent est pris en charge par le docteur Gachet. Il en fera le portrait en juin 1890. On prétend que « le champ de blé aux corbeaux » est sa dernière toile.
27 juillet 1890
Vincent n’est pas à l’heure pour le dîner. Il s’est tiré une balle de pistolet. On avertit Théo mais il est trop tard, Vincent s’éteint le 29 juillet 1890 à 37 ans.
A sa mort, Van Gogh laisse 879 peintures ainsi que 668 lettres à Théo son frère. Pendant huit ans, Van Gogh a peint, raillé et méprisé de tous et vivant dans la plus grande misère. L’ironie du sort veut qu’après sa mort, il devienne le peintre le plus cher et le plus renommé de tous les temps.
Le saviez-vous ?
Les Iris peints en 1889, sont célèbres pour avoir atteint, lors d’une vente aux enchères, à New York, le prix record pour une toile de 53,9 millions de Dollars.

