Degas Edgar, le peintre du mouvement

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DEGAS Edgar – Paris 1834 - Paris 1917 «Une peinture, c’est d’abord un produit de l’imagination de l’artiste. Ce ne doit jamais être une copie. C’est beaucoup mieux de dessiner ce que l’on ne voit plus que dans sa mémoire. Vous ne reproduisez que ce qui vous a frappé, c’est-à-dire le nécessaire».

Edgar Degas se définit comme «Le peintre classique de la vie moderne».

Biographie

Degas grandit dans un milieu bourgeois parisien de Montmartre. Il passe ses journées à dessiner et à copier des œuvres de Véronèse, Dürer et Rembrandt. Au Louvre, il admire les peintres italiens, hollandais et français. En 1855, il s’inscrit à l’école des Beaux-arts de Paris. Après plusieurs séjours en Italie, il fait la connaissance des impressionnistes et expose avec eux en 1874 dans la galerie Durand-Ruel. En raison d’un grave problème oculaire, Degas supporte très mal la lumière. Il recherche des techniques mieux adaptées à son problème de vision et se cantonne à la peinture d’intérieurs. En 1911, il deviendra totalement aveugle et cessera toute activité artistique.

Degas et l’art du portrait

La formation de Degas est imprégnée de classicisme. Il s’adonne après son séjour en Italie à l’art du portrait. Citons quelques exemples :«Le portait de la famille Bellelli»(1860-1862), l’un des premiers grands chefs-d’œuvre de l’impressionnisme, plusieurs autoportraits et des compositions de caractère historique comme «Sémiramis construisant les jardins suspendus de Babylone» (Salon de 1861), «Les malheurs de la Nouvelle Orléans» (Salon de 1865). Dans ces tableaux, Degas libère la forme qui devient vivante. Il est un véritable maître du portrait. Le cabinet de dessin du Louvre possède une série d’études à la mine de plomb qui compte parmi les plus beaux dessins de compositions et de personnages qui soient au monde.

Les courses de chevaux

Vers 1861, Degas abandonne les sujets historiques pour s’intéresser à un thème bien différent, celui des courses de chevaux. Il étudie l’univers des jockeys et l’atmosphère qui règne sur les champs de course. Il peint le célèbre tableau «Aux courses devant les tribunes» (1869-1872). Il continue dans le même temps à peindre des portraits : «La femme aux chrysanthèmes (1865), «Le portrait de Madame Camus» (1870), «Femmes dans un café le soir, pastel 1877 », «L’absinthe» (1876).

Le théâtre, la danse, la musique

Degas, le peintre du mouvement Quand on cite le nom de Degas, on pense immédiatement à ses danseuses. Alors que Renoir peint «le bal au moulin de la Galette », Degas prend pour thème les danseuses de l’opéra ; il a le goût du rythme, de l’arabesque et de l’harmonie. Il décompose chaque mouvement, chaque attitude de la danseuse ; son travail est rigoureux et en même temps libre et fantaisiste. Degas pratique quasiment exclusivement la technique du pastel, sa vue s’affaiblissant progressivement. Travaillant en atelier le soir, la lumière électrique donne à ses peintures un caractère unique ; Plus tard, Bonnard s’en inspirera. Citons les peintures et les pastels les plus connus : «Le foyer de la danse à l’Opéra, rue le Peletier» (1872),« Fin d’arabesque» (pastel 1877) et « Danseuses à la barre ».

Les femmes à la toilette

Degas peint la femme dans son intimité avec pudeur ; au pastel il crée des postures, des gestes et des émotions. « Femmes dans un bain s’épongeant la jambe» (1883),, « Femmes prenant un tub» (1886).

Les repasseuses-1884

Les repasseuses ou blanchisseuses permettent à l’artiste de se souvenir. «La repasseuse à contre-jour» (1874), «Les repasseuses» (1884) .

L’ensemble de l’œuvre d’Edgard Degas est immense (2000 tableaux) ; Cependant sa renommée est loin d’égaler celle de Van Gogh ou de Gauguin. Terminons avec ces quelques mots de Paul Valéry sur cet immense artiste : « … un désir passionné de la ligne unique qui détermine une figure trouvée dans la vie, dans la rue, à l’opéra, chez la modiste ou même en d’autres lieux. Il tenta de combiner l’instantané et le labeur infini dans l’atelier, d’enfermer l’impression dans l’étude approfondie, et l’immédiat dans la durée de la volonté réfléchie ».

Le saviez-vous ?

Degas refusa, durant toute son existence de peindre en plein air, position qui l’opposa totalement aux impressionnistes.

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Auteur : Rosenthal Noëlle - Le 23 août 2007

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