Masturbation : un plaisir solitaire indispensable à l'épanouissement sexuel
Depuis toujours synonyme de pratique déviante contraire aux bonnes moeurs, la masturbation est pourtant selon l'avis de tous les sexologues une pratique sexuelle essentielle. Une découverte de son corps pour mieux se faire plaisir.
La masturbation aussi appelée onanisme ou branlette, consiste à auto-stimuler ses zones érogènes et notamment ses parties génitales en solitaire. Cette pratique remonte à la nuit des temps. Elle n'est pas propre à l'homme, des grands singes la pratiquent également ainsi que certains autres mammifères évolués.
La masturbation a longtemps été considérée comme une pratique déviante. L'église catholique condamne encore aujourd'hui la masturbation puisqu'elle ne conduit qu'au plaisir et non à la procréation.
Ceci étant, la masturbation est une pratique très courante chez l'homme et relativement moins commune chez la femme. Elle commence généralement à l'âge de 2 ans quand l'enfant prend conscience de son corps et du fait qu'il y a une différence entre un garçon et une fille. Généralement, les très jeunes enfants abandonnent la pratique progressivement, happés par la découverte du monde.
Ce n'est qu'à l'adolescence que la masturbation refait surface cette fois de façon plus sexuelle. L'ado part non plus cette fois à la découverte de son corps mais à la découverte du plaisir qu'il peut ressentir grâce à son corps.
La masturbation en chiffres
Selon divers enquêtes menées par des scientifiques ou lors de sondage sur un public ado via internet, plus de 80% des jeunes garçons se sont déjà masturbés jusqu'à l'éjaculation. Ils commencent généralement à l'âge de 12 ans, puis accélèrent le rythme vers l'âge de 14 ou 15 ans. La fréquence à cet âge peut atteindre 2 à 3 fois par jour.
Plus tard, lorsque le garçon commence à entretenir une relation sexuelle suivie, la fréquence des masturbations s'espace. Pour bon nombre de jeunes hommes, la masturbation permet de satisfaire un besoin d'éjaculer tandis que pour d'autres, elle permet de se déstresser avant un examen ou un rendez-vous important, une épreuve sportive.
Plus l'âge avance et plus la masturbation gagne en maîtrise. A la simple purge nécessaire, s'ajoute des expériences de maîtrise de l'érection pour encore mieux satisfaire sa partenaire. Dans ce cas, la masturbation peut durer jusqu'à une heure avec des changements de rythme parfaitement maîtrisés.
Chez les femmes, les chiffres sur la masturbation sont beaucoup moins fournis. Dans l'enquête sur les comportements sexuels en France de 1993, 84 % des hommes et 51 % des femmes disent avoir pratiqué la masturbation.
Selon le Nouveau Rapport Hite publié en 2002, 82% des femmes utiliseraient la masturbation pour atteindre l'orgasme. Selon Shere Hite, le rapport avec pénétration serait bien moins efficace pour atteindre l'orgasme puisque en moyenne, une auto-stimulation directe du clitoris par une femme atteint 95% de réussite tandis qu'une pénétration n'y arrive qu'une fois sur trois.
La masturbation en pratique
En pratique, la masturbation se fait chez les hommes par simples caresses sur le pénis, les testicules et toute la zone génitale. Une fois l'érection obtenue, la montée du plaisir s'obtient par un effet de pression coulissée sur le pénis.
Chez les femmes, la stimulation du clitoris avec les doigts est la principale façon d'opérer. La masturbation clitoridienne peut également se réaliser avec des appareils plus sophistiqués comme des vibromasseurs. Le godemiché est aussi utilisé pour stimuler le vagin en parallèle de la stimulation clitoridienne.
Le saviez-vous ?
Pendant longtemps, la masturbation en France et au Québec était sensé rendre sourd ceux qui la pratiquaient. Aux Etats-Unis, on disait qu'elle rendait aveugle.


