Le transsexualisme
Le transsexualisme est mal compris et souvent encore mal accepté par la société actuelle. Il est utile de définir ce qu’est le transsexualisme. Ceci dans le but de procéder à une meilleure éradication de certains préjugés et ségrégations liés au transsexualisme. Ceci en tenant compte des législations mises en place pour répondre à ces discriminations.
Le transsexuel, un être et un corps différent
Le transsexualisme est une situation dans laquelle une personne est convaincue de son appartenance à l’autre genre, et cela, en dépit de son apparence physique. La personne est alors convaincue que son genre sexuel actuel, qui lui a été imposé à la naissance, est totalement différent de ce qui devrait être et de ce qu’elle ressent.
Le transsexualisme se manifeste par un besoin impératif d’être en cohérence physique avec son identité de genre sexuel. Il s’agit alors, plutôt que de transformation, d’un « ajustement » entre l’être et son genre sexuel. La première étape la plus observée est le choix vestimentaire de la personne en conformité avec son véritable sexe. Une des premières étapes de la transformation physique est le traitement hormonal. Vient ensuite les implantations mammaires et la chirurgie qui va aboutir sur une reconstruction d’un nouvel appareil génital. Il s’agit donc d’une restauration du corps de la personne transsexuelle pour que celle-ci ne soit plus étrangère à son propre corps. Dans bien des cas, le non traitement de cet handicap mène au suicide.
Certains préjugés sont difficiles à abolir et sont insupportables par les personnes transsexuelles.
La majorité de ces préjugés proviennent de personnes « transphobes ». La base des préjugés est dans la plupart des cas une assimilation du transsexualisme à une Homosexualité réfutée. L’orientation sexuelle d’une personne est cependant totalement indépendante de son appartenance au genre. Un couple Homosexuel peut par exemple être attiré par son partenaire parce que c’est un homme, de même que son partenaire est attiré par l’homme qu’il voit en lui. Il n’y a donc aucun qui joue le rôle de la femme. Le problème est d’autant plus compliqué que ces personnes transsexuelles ne comprennent pas leurs états au commencement de l’étape de la recherche de l’appartenance. De ce fait, la plupart de ces personnes déduisent une homosexualité et non un transsexualisme. Ces personnes vont vite se rendre compte que c’est la recherche de ce qu’elles sont qui importe et non le sexe de la personne qu’elle aime.
Les préjugés entraînent les personnes transsexuelles à vivre une vie marginale et dans certains cas à vivre de la prostitution. Le taux de suicide des personnes transsexuelles est d’ailleurs très élevé. Le seul échappatoire pour les personnes transsexuelles est de réussir leurs transitions, c'est-à-dire les opérations et autres processus qui leurs permettent de trouver leurs véritable genre.
Le transsexualisme et la législation
Le transsexualisme a toujours existé depuis la nuit des temps. Ce n’est toutefois qu’à partir du vingtième siècle que des solutions chirurgicales et hormonales ont été réalisés pour corriger le sexe de la personne. C’est également durant cette même époque que le monde a commencé à mettre en place certaines lois dans le but protéger et de garantir le changement de sexe et donc des documents administratifs de la personne transsexuelle. Ces lois veillent à la légalité des solutions médicales des cas des personnes transsexuelles. Ces lois varient selon le pays.
Dans le cas de la France, il n’existe pas de lois précises en ce qui concerne les personnes transsexuelles et le transsexualisme. Tout le pouvoir est ainsi laissé au corps médical qui jouit d’un article relatif au transsexualisme dans le Code de Déontologie de l’Ordre des Médecins. Par ailleurs, les personnes transsexuelles elles même sont loin d’être unanimes sur le fait de mettre en place une loi spécifique. En effet, elles craignent une la mise en place d’une loi restrictive, voire abusive. Les procédures administratives quant à elles obéissent à la jurisprudence.
Le saviez-vous ?
Le terme transsexualisme est fortement préféré au terme transsexualité. Bien que munis tout les deux du préfixe « trans » qui veut dire passage en latin, le transsexualisme n’a aucune incidence sur l’orientation sexuelle d’un être humain.

