Le sado-masochisme : un rapport dominant / dominé
Le sado-masochisme a le vent en poupe ! Interdit par la morale, classé comme perversion par la psychanalyse, la pratique est pourtant de plus en plus encensée par les médias ! Une perversion chic donc !
Le sado-masochisme est une pratique de plus en plus médiatisée par la presse grand public mais aussi par les publicités estampillées « Porno Chic ». Le jeu de rôle dominant / dominé n'a pourtant rien d'anodin ! Il implique des humiliations et parfois des atteintes corporelles qui peuvent dégénérer gravement si l'on n'y prend garde.
Entre adultes consentants
Le sado-masochisme dépeint avec force détails par les écrivains Sade et Sacher-Masoch base ses pratiques sur la mise en situation de la relation sexuelle. Le sado-masochisme est en ce sens apparenté à un jeu de rôle où chaque intervenant adopte un statut, soit dominant, soit dominé, pour faire monter le plaisir érotique. En règle générale, le jeu repose sur l'inversion des positions sociales. Un homme d'affaire habitué à commander optera ainsi plus facilement pour le rôle de soumis. La femme généralement moins respectée socialement prendra sa revanche en endossant le rôle de maîtresse.
Avec le temps et les modifications des rapports sociaux hommes-femmes de nos sociétés, la distribution des rôles est moins tranchée aujourd'hui. Les femmes de plus en plus endossent également le rôle de soumise en menant en parallèle une vie de femme active et libérée en dehors du donjon SM. Dans tous les cas, le jeu se mène obligatoirement entre adultes consentants et non sous la contrainte. Dans le cas contraire, l'abus de position est clairement puni par la loi. Outre cet aspect législatif, le but du sado-masochisme n'est pas de se faire mal mais plutôt de donner à sa sexualité un nouvel élan.
Le sado-masochisme est aussi souvent considéré par ceux qui le pratiquent comme une échappatoire ludique à la vie quotidienne. Les pratiques doivent être menées en toute confiance entre les partenaires pour éviter toutes tentations de dérapages.
Les différentes pratiques
SM Comme dans toutes pratiques particulières, différents degrés d'implication se rencontrent. Les versions soft du sado-masochisme que l'on retrouvent régulièrement plébiscitées dans les magazines reposent sur l'utilisation d'accessoires (cravache, menottes, cordes, bandeaux, colliers de chien...) et de déguisements (cuissardes à talons aiguilles, robe en latex, strings cloutés...). Les séances SM peuvent prendre la forme d'un rituel d'humiliation notamment. La personne soumise se plie aux caprices de son maître ou de sa maîtresse en adoptant toutes sortes de positions dégradantes par exemple. La flagellation et l'attachement font aussi partie des pratiques courantes.
En montant dans les degrés du SM, les pratiques deviennent plus corsées. Cela peut aller jusqu'à des modifications corporelles provisoires ou définitives comme des piercings ou des scarifications. La douleur revêt à tort ou à raison d'ailleurs, une notion de montée du plaisir. Ces pratiques même si elles sont fortement médiatisées sont finalement assez marginales. Le fantasme est plus fort que le passage à l'acte.
Le saviez-vous ?
Dans les pratiques SM, lorsqu'un partenaire lève le pouce, cela signifie que toutes contraintes doivent cesser immédiatement. C'est le respect minimum de l'autre dans le cadre d'un jeu parfois dangereux !



