Cybersexe : quand le sexe se fait virtuel
Le cybersexe lancé dans les années 80 en France via les messageries roses du minitel est aujourd'hui en pleine explosion avec la démocratisation de l'internet à la maison. Entre fantasmes et réalité virtuelle, le sexe est omniprésent sur la toile.
Chats, forums de rencontre, webcams coquines, vidéos à la demande, le cybersexe revêt aujourd'hui de multiples visages. Au coeur de cette explosion des usages, l'intéractivité joue évidemment un grand rôle. Chacun peut choisir à sa guise parmi des milliers de propositions de rencontres qui resteront dans le grande majorité des cas purement virtuelles puisque nullement suivies d'une rencontre en chair et en os.
Le temple du fantasme
Le cybersexe est avant tout un moyen de vivre ses fantasmes par procuration sur le mode virtuel. Dans bon nombre de cas, le cybersexe est un moyen anonyme de s'encanailler. Cette pratique anonyme qui fait penser à un jeu de rôle a été lancée par le minitel à la glorieuse époque des messageries roses.
Aujourd'hui, avec la popularisation d'internet, le phénomène est en passe de devenir une vraie passion pour bon nombre d'internautes célibataires ou non. La rencontre n'est pas toujours le but visé. Le principal restant de discuter et d'échanger de façon coquine en dehors de la réalité. Les personnages se créent et un monsieur bedonnant peut facilement se faire passer pour un Apollon bien membré et vicieux le temps d'un chat anodin. Le pouvoir des mots permet d'échauffer l'imagination et de réveiller la libido. Les photos et vidéos de sexe diffusées massivement sur internet sont aussi un bon moyen de laisser libre cours à ses fantasmes sans que personne n'y est à redire.
Un marché juteux
Selon un article paru en avril 2006 dans le quotidien néerlandais Het Laatste Nieuws, le cybersexe sur internet est particulièrement lucratif pour ceux qui gèrent des sites franchement estampillés sexe. En effet, les chiffres sont impressionnants : chaque seconde dans le monde, 2304 euros sont dépensés pour l’achat de prestations à caractère pornographique ! Les plus gros consommateurs de sexe sur internet sont de loin les Sud-Coréens avec 394 euros dépensés en moyenne par an par habitant. Les Japonais sont deuxième mais loin derrière avec 117 euros, suivis des Finlandais avec 86 euros par an. 72% des consommateurs de sexe sur internet sont des hommes, 28% des femmes. Pour répondre à cette demande croissante, The San Fernando Valley, la capitale mondiale du porno ne chôme pas : un nouveau film pornographique est mis en ligne toutes les 39 secondes ! Chaque seconde 28 258 internautes consultent un contenu pornographique. Il existerait 372 millions de pages web sur le sexe.
A côté de cette industrie particulièrement juteuse, on ne compte plus les sites « plus soft » de rencontres ou d'annonces où se côtoient tous les genres de recherches : du mariage pour la vie à la nuit coquine sans lendemain.
Le saviez-vous ?
Au total 12% de l’ensemble des sites Internet sur la toile sont pornographiques. 42 % des Internautes ont déjà surfé sur un site classé X. 35 % de l’ensemble des téléchargements sont pornographiques.


