L'adoption : un parcours long et difficile
L'adoption en France reste un chemin long et éprouvant pour les couples en mal d'enfant et ce malgré la réforme récente des modalités de l'adoption en France.
Quelque 25 000 foyers français sont en attente d’un enfant à adopter depuis déjà plusieurs années. Cette attente est ponctuée de multiples formalités à accomplir qui éprouvent encore plus les nerfs des futurs parents.
Une procédure longue et éprouvante
Tout candidat à l’adoption (français ou étranger) doit préalablement obtenir un agrément délivré par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) du conseil général de son Département.
Cet agrément est un sésame. Il est délivré après des évaluations sociale et psychologique particulièrement délicates pour les couples. Il atteste que les conditions d’accueil offertes par le couple correspondent aux besoins et à l’intérêt d’un enfant adopté mais n’équivaut pas à un droit à se voir confier un enfant ! L’évaluation de la situation familiale, des capacités éducatives et des possibilités d’accueil est réalisée par des assistantes sociales, ou des éducateurs spécialisés ou encore des éducateurs de jeunes enfants tandis que l’évaluation du contexte psychologique est réalisée par des psychologues territoriaux ou à des médecins psychiatres. Ces enquêtes ont lieu sous forme d’entretiens dans les locaux de l’ASE mais aussi chez les futurs parents. Chaque intervenant produit un rapport détaillé qui est remis à l'ASE. L'agrément est donné si toutes les conditions sont réunies. Une fois l'agrément en poche, le parcours est encore loin d'être terminé ! Il faut ensuite pour les futurs parents prendre contact avec un pays étranger le plus souvent pour trouver un enfant adoptable. En effet, la loi française étant très protectrice pour les droits de la mère biologique, très peu d'enfants français sont adoptables.
Une réforme bienvenue
Depuis le 4 juillet 2005 et la mise en application de la loi portant réforme de l’adoption tout titulaire d’un agrément peut soit choisir de se débrouiller seul ou se faire accompagner. Pour aider les adoptants, des associations spécialisées interviennent. En France, près de 40 % des adoptions internationales passent par un O.A.A (Organismes Autorisés pour l’Adoption). Ces associations ne sont qu'une quarantaine à officier en France. Elles sont habilités pour 29 pays d’origine. Sachant que le nombre de dossiers en cours est important et que le nombre des dossiers traités est limité, de plus en plus de parents tentent de se débrouiller seuls pour faire accélérer les procédures. Pour les aider, un organisme existe toutefois : c'est l'AFA (Agence Française de l'Adoption). Cet organisme créé en 2005 par l'Etat français a deux principaux objectifs : être le relais des orphelinats dans les pays ouverts à l’adoption et informer et aider les adoptants à préparer leurs dossiers.
Des enfants étrangers surtout
Sur les 5 000 enfants adoptés en France environ 4 000 sont venus de l’étranger. Les enfants adoptables viennent en premier lieu d’Afrique (27 % des visas accordés en 2004) et notamment d’Ethiopie, du Burkina-Faso ou du Mali. L’Amérique du sud arrive immédiatement après (26 % de visas accordés), avec des Etats comme Haïti et la Colombie. L’Asie fermait la marche en 2004 mais depuis la réforme de l'adoption en France et la signature d'accords spécifiques avec la Chine et le Vietnam, le nombre des visas délivrés pour les enfants provenant d'Asie a explosé. L'âge moyen des enfants adoptés se situe à 24% entre 1 et 2 ans, 17% entre 6 et 12 mois, 15% entre 0 et 6 mois.
Le saviez-vous ?
Pour adopter, il faut avoir au moins 28 ans ou être mariés depuis au moins deux ans, être en couple et avoir au moins 15 ans de différence d’âge avec l’enfant adoptable. Une procédure spécifique est ouverte aux personnes célibataires.
Article rédigé par Dominique A.C. pour Bloc.com - Publié le 10/08/2007



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