La noix de coco
La première végétation qui couvre un nouvel îlot corallien dans l’océan pacifique est presque toujours constituée de cocotiers. En effet très souvent les noix de coco tombent directement dans la mer lorsqu’elles se détachent du cocotier. Entraînées par les courants, elles font parfois de très longues traversées avant d’échoir sur une plage. La noix de coco vogue à merveille sur la mer et conserve très longtemps sa faculté de germination. La noix de coco est le fruit du cocotier, arbre originaire de l’archipel Malais et des îles océaniques. Elle pousse dans presque tous les pays tropicaux aussi bien à l’état sauvage que cultivée.
Le cocotier
Cette espèce de palmier de la famille des palmacées est un géant bienfaisant.
Il peut atteindre 30 m de hauteur. Sur le sommet de son tronc conique très élancé, une touffe énorme de palmes le coiffe. Ses fleurs (il est plus juste de parler d’inflorescence car il s’agit de gros régimes réunissant de très nombreuses fleurs) sont d’abord dressées puis le pédoncule s’allonge et les fruits se développent et voilà ce fameux fruit du cocotier.
La noix de coco
La noix de coco est une drupe (fruit charnu à un seul noyau) qui se développe en grappes au nombre de 5 à 6 contenant chacune une douzaine de noix. Chaque noix mesure de 20 à 30 cm de long, 11 à 25 cm de diamètre et pèse de 500 à 1500 gr.
La noix de coco est constituée de :
L’épicarpe : enveloppe extérieure verte quand le fruit n’est pas mûr et brun à maturité (pellicule lisse et imperméable).
Le mésocarpe : autre enveloppe (le brou) épaisse, fibreuse, la texture de couleur brune est telle que vous trouvez le fruit présenté sur les étals.
L’endocarpe : (ou noix) dur, ligneux qui devient le noyau ou la graine.
L’albumen : chair blanche comestible, charnu et gras à l’extérieur avec à l’intérieur une cavité qui abrite un liquide clair, sucré et rafraîchissant que l’on nomme « eau de coco » ne pas confondre avec le lait de coco que l’on obtient en broyant la pulpe. Cette eau de coco se transformera au fur et à mesure que le fruit mûrira en une chair blanc ivoire. Les noix de coco sont portées par le cocotier entre sa 7ème et 70ème année et mûrissent de 10 à 12 mois après la floraison. Quand on ouvre une noix de coco, on distingue parfaitement la partie fibreuse parfait isolant pour l’albumen, cette chair blanche comestible et la partie liquide ,fraîche malgré les températures ambiantes.
Pour ouvrir cette noix de coco, il faut percer les trois yeux (trois petites tâches rondes à la base de la noix de coco) à l’aide d’une broche ou d’un instrument pointu et recueillir dans un récipient l’eau qui s’en écoule. Ensuite frapper sur la noix avec un marteau et retirer la chair qui adhère plus ou moins.
Culinaire
Choisir une noix de coco non fêlée contenant encore du liquide (facilement vérifiable en secouant la noix). La noix de coco est aussi commercialisée séchée ou râpée.
La noix de coco est un ingrédient de base des cuisines asiatiques, africaines et indiennes. On se sert de la pulpe ainsi que du lait et de la crème que l’on tirent en broyant la chair, pour ce faire : mettre 125 gr de pulpe râpée dans un mixeur et verser une tasse d’eau chaude. Broyer puis laisser refroidir 30 mn. Egoutter ce mélange puis recommencer la même opération. Mélanger les deux laits obtenus et laisser reposer. Après repos, vous obtiendrez une crème sur le dessus que vous utiliserez à des fins culinaires et il restera le lait avec lequel vous pourrez faire toutes sortes de recettes que vous feriez avec du lait de vache.
On extrait aussi de la noix de coco une huile végétale nommé « coprah » très souvent utilisée dans l’industrie alimentaire, elle est également un ingrédient des laits artificiels. On retire aussi de la noix de coco des graisses alimentaires connues sous le nom de végétaline ou cocose. La noix de coco non ouverte se conserve à température ambiante de 2 à 4 mois. La pulpe se congèle et dégèle facilement.
Médicinale
La noix de coco fraîche est une source importante de fibres et de potassium. Elle est laxative et diurétique. Par contre l’eau de coco serait vermifuge.
Domestique
Son bois est exploité en ébénisterie et en charpenterie.
Sa coque est utilisée comme récipient Sa sève est transformée en boissons alcoolisées.
Son lait et sa pulpe sont des aliments très appréciés.
Sa farine est employée dans l’industrie chocolatière.
Son mésocarpe fibreux fournit des fibres très résistantes dont on fait des tapis, des paniers et des cordages.



