Les vins de la provence

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La Provence pour tout un chacun, c’est un pays de vacances où il fait toujours soleil et où les gens à l’accent chantant prennent le temps de vivre. Pour les vignerons, c’est aussi un pays de soleil qui brille 3000 heures par an. Les pluies y sont rares mais violentes, les vents fougueux et le relief tourmenté.

Faute de se trouver sur les grands axes de circulation, le commerce international fut un peu oublié. Ces dernières décennies, le développement du tourisme a remis la viticulture à l’honneur et spécialement les vins rosés, vins joyeux, symbole de vacances estivales et dignes accompagnements des plats provençaux. Comme dans les autres vignobles méridionaux, les cépages sont très variés, l’appellation « côtes de Provence » en admet jusqu’à treize. Le vignoble est le plus souvent conduit en gobelets bas, cependant les formes palissées se font de plus en plus fréquentes. Vins rosés, vins blancs (plus rares) sont généralement bus jeunes, il en est de même pour beaucoup de rouges lorsqu’ils sont légers. Mais les plus corsés, toutes appellations confondues vieillissent fort bien.

Et puisqu’on parle encore provençal dans quelques domaines, sachez qu’un «  avis » est un sarment, qu’une « tine » est une cuve et qu’une « crotte » est une cave.

Toute une palette de cépages sert à élaborer d’excellents crus :

Pour les rouges et les rosés :

La syrah : originaire de Perse, c’est le raisin référent utilisé en Provence, raisin aux petites baies noires à reflets bleutés. Le grenache : cépage d’origine espagnole, raisin de prédilection des vins de Bandol, apporte élégance aux vins jeunes et de l’ampleur et de la puissance aux vins plus âgés.

Le cinsault : largement utilisé en Provence pour l’élaboration des vins rosés, il apporte fraîcheur, finesse, fruité et une belle robe.

Le tibouren : cépage typiquement provençal qui donne aux rosés cette finesse et cette richesse que l’on trouve dans leur bouquet.

Le mourvèdre : cépage à maturation lente donnant des vins charpentés aux arômes de violettes et de mûres.

Le carigan : ce cépage fut un temps très répandu en Provence mais tant à disparaître, il est adapté aux sols pauvres et est cultivé en coteaux à faible rendement.

Le cabernet sauvignon : on le distingue facilement des autres cépages par son arôme de poivron vert et de cassis mais il est peu répandu en Provence.

Pour les blancs :

Le rolle : cultivé depuis toujours en Provence il donne des vins aux parfums d’agrumes et de poires.

L’ugni blanc : cépage aux baies rondes et juteuses qui nous donne un vin clair.

Le doillon : c’est un cépage tardif, très rustique qui apporte aux vins une certaine rondeur.

La clairette : très ancien cépage de Provence aux grains oblongs qui offrent des vins blancs aromatiques d’une grande fraîcheur.

Le sémillon : très peu utilisé, il apporte pourtant aux vins de la puissance aromatique.

Voici quelques appellations :

Côtes de Provence : Cette appellation dont la production est considérable occupe un bon tiers du département du Var. Trois terroirs la caractérisent : Le massif siliceux des Maures au sud-est Une bande de grès rouge au nord Et au-delà une importante masse de collines et de plateaux calcaires qui annoncent les Alpes. On conçoit que les vins issus de nombreux cépages différents en proportions variables sur des sols et des expositions tout aussi divers présentent à côté d’une parenté due au soleil, des variantes qui font précisément leur charme. Les blancs tendres seront parfaits pour les mets maritimes très fraîs tandis que ceux qui sont un plus « pointus » seront en phase pour une irritation due aux écrevisses à l’américaine et aux fromages piquants. Les rosés tendres ou nerveux seront les meilleurs compagnons de la soupe au pistou, de l’anchoïade, de l’aïoli, de la bouillabaisse et aussi de fruits de mer aux arômes iodés. Enfin dans les rouges, ceux qui sont tendres (à boire frais) conviennent aux gigots, aux rôtis mais aussi aux pot-au-feu et en particulier au pot-au-feu froid en salade. Quelques rouges corsés, puissants, généreux conviendront aux civets, aux daubes, aux bécasses.

Cassis : Les puissantes abbayes du XIème siècle, se disputaient déjà le vignoble de Cassis. Les vins sont rouges et rosés mais surtout blancs. Il n’y a pas de grandes cuvées, elles sont bues au fur et à mesure et accompagnent selon les besoins, les bouillabaisses, les coquillages et les poissons grillés.

Bandol : Le bandol est blanc, rosé et surtout rouge ; corsé et tannique grâce au mourvèdre, cépage qui le compose pour plus de moitié. Compagnon idéal des venaisons (gibier) et des viandes rouges, il apporte ses délicatesses aromatiques faites de poivre, de cannelle, de vanille et de cerise noire. Le bandol supporte bien un long vieillissement.

Palette : Tout petit vignoble aux portes d’Aix qui englobe l’ancien clos du bon roi René. Que ce soit le blanc, le rosé ou le rouge, tous ces vins sont produits régulièrement. Après une bonne maturation(le vin rouge étant de longue garde) on y trouve un parfum de violette et de bois de pin.

Coteaux d’Aix : Le vignoble des coteaux d’Aix se disperse dans les bois et les garrigues entre Durance et Méditerranée, étendu essentiellement dans le département des Bouches-du Rhône. Sur environ 3000 hectares, il couvre des coteaux abrités du mistral sous un climat idéal. Les vignerons se sont lancés dans un effort de qualité, récompensé par l’obtention d’un AOC. Les meilleurs cépages sont dominants : syrah, mourvèdre ou cabernet se sont joints aux grenaches, le cinsault remplaçant le carigan pour charpenter davantage les vins. Issus en général de terrains argilo-calcaires et les températures étant de mieux en mieux maîtrisées, les vins rouges sont de bonne constitution soit avec un bouquet fin de style animal si le mourvèdre domine ou fruité et floral si c’est la syrah ou encore forestier et balsamique s’il s’agit de cabernet-sauvignon. Un équilibre chaleureux et une évolution rapide, c’est ce qu’ils partagent tous en commun. Les rosés comportent souvent des cépages tanniques, ils vont bien avec des plats où le blanc et le rosé ont du mal à s’imposer, tels que l’aïoli, la bourride ou la brandade de morue. Quant aux blancs ils sont frais et parfumés, agréables lorsqu’ils sont jeunes mais peu abondants.

Coteaux varois : Autour de Brignoles en plein centre du département, les vignes des coteaux varois s’alignent. Les vins sont friands, gais et tendres, à boire le plus souvent jeunes, ils sont à l’image de cette jolie petite ville provençale qui fut résidence d’été des comtes de Provence. Les coteaux varois ont été reconnu AOC par décret du 26 mars 1993.

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Auteur : Mado - Le 11 août 2009

Commentaires

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douron

Bonjour, je souhaite savoir où acheter du tibouren. Merci

08 novembre 2009 à 14h38

Répondre
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Les vins de Provence sont l'expressiondirecte du terroir.

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