Les vins de la Bourgogne

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Avec le Bordelais et la Champagne, la Bourgogne porte en effet à travers le monde entier la prestigieuse renommée des vins de France les plus illustres. Il faut cependant préciser que la Bourgogne des vins ne recouvre pas exactement la Bourgogne administrative.

Le chardonnay pour les vins blancs et le pinot noir pour les vins rouges y règnent en maîtres, quelques adaptations spécifiques à des terroirs particuliers nous donnent quelques variétés annexes :

L’aligoté, cépage blanc donnant le célèbre bourgogne aligoté fréquemment employé dans la confection du « kir » (le blanc cassis).

Le César, le plant rouge : il était surtout cultivé dans la région d’Auxerre, mais il tend à disparaître.

Le sauvignon, fameux cépage aromatique des vignobles de Sancerre et de Pouilly-sur-Loire.

Ce sont les sols qui vont spécifier les caractères propres des très nombreux vins produits en Bourgogne. Les crus de Bourgogne sont riches en saveurs et en parfums. On ne peut présenter la Bourgogne vinicole sans aborder les aspects humains de travail de la vigne et du vin. Les hommes attachés à leur terroir le sont souvent ici depuis des siècles, ainsi, les noms des nombreuses familles ou de certaines maisons de négoce remontent parfois au XVIIIème siècle. Morcelé, le vignoble est constitué d’exploitations familiales de faible superficie. C’est ainsi qu’un domaine de 4 ou 5 hectares suffit-en appellation communale- à faire vivre un ménage occupant un ouvrier, rares sont les producteurs qui possèdent et cultivent plus de 10hectares. L’illustre « clos-Vougeot », par exemple, qui couvre 50 hectares est partagé entre plus de 70 propriétaires.

En Bourgogne, deux notions reviennent en permanence en matière de dégustation : le cru et le millésime auxquels s’ajoutent bien sûr la touche personnelle du propriétaire qui les présentent.

Voici quelques noms des illustres crus et appellations des vins bourguignons :

Bourgogne : L’aire de production de cette appellation est assez vaste, c’est pour cette raison que les producteurs ont cherché à personnaliser leurs vins et à convaincre le législateur d’en préciser l’origine, ils utilisent le nom du village et l’ajoute à l’appellation bourgogne. Le blanc est produit à partir du cépage chardonnay, le rouge et le rosé à partir du pinot noir.

Bourgogne grand ordinaire : Cette appellation est très peu usitée, certains terroirs peuvent toutefois y produire d’excellents vins à des prix très abordables. En blanc, les cépages seront le chardonnay ou le melon dont il n’existe que quelques vignes. Ce dernier est plus connu à l’ouest de la France où il produit le muscadet tant réputé dans la région nantaise.

Bourgogne aligoté : C’est le « muscadet » de la Bourgogne dit-on. C’est un excellent vin de carafe que l’on boit jeune. Il est un peu vif et l’on ressent bien les arômes du cépage, le terroir influe sur lui et il y a autant de types d’aligoté que de régions où on les élabore.

Bourgogne passetoutgrain : Appellation réservée aux vins rouges et rosés à l’intérieur de l’aire de production grand ordinaire à condition que les vins viennent de l’assemblage de raisins issus de pinot noir pour un tiers et de gamay noir pour les deux autres tiers. Les vins rosés sont obligatoirement obtenus par saignée (vin rosé tiré d’une cuve de raisin noir au bout d’un court temps de macération lorsque l’on a obtenu la couleur désirée). La production de passetoutgrain rosé est très faible, c’est surtout en rouge que cette appellation est connue. Les vins légers et friands doivent être consommés jeunes.

Bourgogne irancy : Les vins d’Irancy ont acquis une réputation en rouge grâce au césar ou romain, cépage local datant peut-être du temps des Gaules. Ce dernier assez capricieux est capable du pire comme du meilleur lorsque la production est faible, il apporte au vin rouge un tanin permettant une très longue conservation. Au contraire, lorsqu’il produit trop, le césar ne donne pas des vins de qualité. Le cépage pinot noir qui est le principal cépage de l’appellation donne un vin de qualité très fruité et coloré. Les caractéristiques du terroir sont surtout liées à la situation topographique du vignoble qui occupe les pentes formant une cuvette au creux de laquelle se trouve le village.

Bourgogne hautes-côtes-de-nuits : Les vins rouges, rosés et blancs sont produits sur seize communes de l’arrière-pays. Les coteaux les mieux exposés donnent certaines années des vins qui peuvent rivaliser avec des parcelles de la Côte un plus haut. Les résultats sont souvent meilleurs en blanc. Un effort touristique est à souligner avec la construction d’une maison de Hautes-côtes où sont exposées les productions locales que l’on peut déguster avec la cuisine régionale.

Bourgogne hautes-côtes de Beaune : Située sur une aire géographique plus étendue que la précédente, la production des vins de bourgogne hautes-cotes de Beaune représente un volume supérieur. Le paysage est plus pittoresque que dans les hautes-côtes-de-nuits et de nombreux sites font le bonheur des touristes. Il faut également savoir que les hautes-côtes autrefois siège d’exploitation de polyculture (pratique simultanée de plusieurs sortes de cultures dans une même région) sont restées des régions productrices de petits fruits destinés à alimenter les liquoristes et qu’on y rencontre encore, sous différents états, des cassis, des framboises ou liqueurs et eaux- de- vie de ces fruits. L’eau-de-vie de poire des monts-de-côte-d’or bénéficiant d’une appellation simple trouve ici son origine.

Crémant de bourgogne : Après un départ difficile, l’appellation crémant de bourgogne connaît un bon développement. Comme toutes les régions viticoles françaises ou presque, la Bourgogne avait son appellation pour les vins mousseux mais il fallait bien reconnaître que la qualité n’était pas très homogène. Un groupe de travail imposa des conditions de production aussi strictes que celles de la région champenoise, un décret de 1975 consacre officiellement ce projet ralliant tous les élaborateurs. Les cépages d’aligoté et chardonnay se mettent en quatre pour vous offrir leurs fines bulles et leur développement aromatique.

Petit chablis : Il constitue la base de la hiérarchie bourguignonne dans le chablisien. Le petit chablis possède une acidité un peu élevée qui lui confère une certaine valeur. Autrefois consommé dans l’année, il est aujourd’hui mis en bouteilles. Son adjectif dévalorisant (petit) a eu raison de son développement mais aujourd’hui le consommateur ne lui en tient pas rigueur.

Chablis : Son sol a des qualités inimitables de fraîcheur et de légèreté. Les années froides et pluvieuses ne lui conviennent pas, son acidité devient alors excessive. Par contre les années chaudes, il conserve une vertu désaltérante. On le boit jeune (1 à 3 ans) mais il peut vieillir jusqu’à 10 ans.

Chablis premier cru : Il provient d’une trentaine de lieux-dits sélectionnés pour leur situation et la qualité de leurs produits. Il diffère du chablis par une maturité supérieure du raisin mais surtout par un bouquet plus persistant où se mêlent des arômes de miel d’acacia, un soupçon d’iode et des nuances végétales. Tous les vignerons s’accordent à situer son apogée vers la cinquième année.

Chablis grand cru : Issu des coteaux les mieux exposés en sept lieux-dits différents, le chablis grand cru possède à un degré plus élevé toutes les qualités des précédents, la vigne se nourrissant d’un sol enrichi d’argile et de pierres. Quand la vinification est réussie, un chablis grand cru est un vin complet, à grande persistance aromatique. Sa capacité de vieillissement stupéfie car il exige 8 à 15 ans pour s’apaiser, s’harmoniser et acquérir un inoubliable bouquet de pierre à fusil (se dit du goût d’un vin dont l’arôme évoque du silex venant de produire une étincelle).

Sauvignon de Saint-bris : Ce vin de qualité supérieure est comme l’appellation l’indique issu du cépage sauvignon, sa production est la plupart du temps limitée aux zones de plateaux calcaires où il atteint toute sa puissance aromatique. Contrairement aux vins de même cépage de la vallée de la Loire ou du Sancerrois, le sauvignon de Saint-bris fait généralement sa fermentation malolactique (transformation de l’acide malique-conservateur organique- en acide lactique-acide organique- par l’intervention de bactéries ce qui permet une stabilisation et un assouplissement du vin) ce qui ne l’empêche pas d’être très parfumé et d’avoir une certaine souplesse.

Marsannay : L’urbanisation a cantonné ce vignoble au sud de Dijon. Marsonnay puis Couchey ont approvisionné longtemps la ville de grands ordinaires mais ils ont manqué le coche des AOC communales en 1935. Petit à petit, les viticulteurs ont replantés ces terroirs de pinot et la tradition du rosé s’est développé sous l’appellation locale « bourgogne rosé de Marsannay ». Puis on a retrouvé les vins rouges et les vins blancs et après plus de 25 ans d’efforts, l’AOC marsannay a été reconnue en 1987 pour les trois couleurs. Les vins rouges sont charnus, un peu sévères, il faut attendre quelques années. Pas courants dans la Côte de nuits, les vins blancs sont recherchés pour leur finesse et leur solidité.

Fixin : Après avoir visité les pressoirs des ducs de Bourgogne, dégusté le marsannay, vous rencontrerez Fixin, première d’une série de communes donnant leur nom à une appellation d’origine contrôlée où l’on ne produit que des vins rouges. Solides, charpentés, souvent tanniques (riche en tanin, substance se trouvant dans le raisin) et de bonne garde, ils peuvent également revendiquer l’appellation côte-de-nuits-villages.

Gevrey-Chambertin : La commune de Gevrey-Chambertin abrite des crus tous plus grands les uns que les autres. Les vins de cette appellation sont solides et puissants dans le coteau, élégants et subtils dans le Piémont. Essentiellement constitués de graviers calcaires plus ou moins décarbonatés (débarrassés en partie du gaz carbonique), les sols donnent à ces vins cette élégance et stabilité dont nous parlons précédemment.

Chambertin : Bertin était un vigneron à Gevrey et possédait une parcelle voisine du clos de Bèze. Fort de l’expérience qualitative des moines, il planta les mêmes plants et obtint un vin similaire : ce fut le champ de Bertin d’où…Chambertin. Napoléon était un adepte du chambertin : rouge légion d’honneur, rouge grenat, rubis brillant partagé entre divers arômes, tel se présente le chambertin.

Chambertin-clos de Bèze : Les religieux de l’abbaye de Bèze plantèrent en 630 une vigne dans une parcelle de terre qui donna un vin particulièrement réputé. Ce fut l’origine de cette appellation qui peut également s’appeler chambertin.

Autres grands crus de Gevrey-Chambertin : Autour des deux précédents, il y a une foule de crus qui, sans égaler restent de la même famille. Les conditions de production sont un peu moins exigeantes mais les vins y ont les mêmes caractères de solidité, de puissance, de plénitude où domine le parfum de la réglisse. Nous nommons : les latricières—les charmes—les mazis—les ruchottes—les griottes et enfin les chapelles.

Morey-Saint-Denis : Une des plus petites appellations communales de la côte-de-nuits. On y trouve d’excellents premiers crus et cinq grands crus ayant une appellation d’origine contrôlée particulière, à savoir : clos de tart, clos saint denis, bonnes mares, clos de la roche et clos des lambrays. L’appellation est coincée entre Gevrey et Chambolle et l’on pourrait dire que ces vins sont, avec leurs caractères propres, intermédiaires entre la puissance des premiers et la finesse des seconds.

Bonnes-mares : Cette appellation déborde sur la commune de Morey mais la plus grande partie est située sur Chambolle. C’est le grand cru par excellence. Les vins de bonnes-mares sont riches, vineux et vieillissent bien. Le civet ou la bécasse seront ravis d’être accompagnés d’une bouteille de bonnes-mares que vous aurez pris soin de faire vieillir.

Vougeot et clos de Vougeot : C’est la plus petite commune de la Côte viticole qui ne possède que quelques hectares de vignes dont plusieurs premiers crus, les plus connus étant le clos blanc et le clos de perrière. Quant au clos de Vougeot, comment ignorer que plus de 70 propriétaires se partagent 50 hectares, c’est bien parce qu’il est bon que tout le monde en veut. Il faut bien sûr faire la différence entre les vins « du dessus », ceux « du milieu » et ceux « du bas » mais les moines de l’abbaye de Cîteaux, eux ne s’était pas trompé, il avait fait le bon choix.

Echezeaux et grands-échezeaux : Dans le coteau se succèdent deux grands crus : l’échezeaux et le grand-échezeaux. Le premier fait environ 9hectares de surface alors que le second couvre plus de 30 hectares sur plusieurs lieux-dits. Les vins de ces deux crus sont très « bourguignon » : solides, charpentés et pleins de sève.

Vosne-romanée : Le nom de romanée est plus connu que celui de vosnes mais quel beau tandem, cette commune est le siège d’une multitude de grands crus. L’appellation vosne-romanée occupe une surface d’environ 150 hectares et produit en moyenne plus de 6000 hectolitres en vins rouges seulement à base de pinot noir.

Richebourg—romanée—romanée-conti—romanée-saint vivant—la grande rue—la tâche : Tous sont des grands crus plus prestigieux les uns que les autres et il serait bien difficile d’en indiquer le plus grand. On trouve dans l’histoire de nombreux témoignages de l’exquise qualité de ces vins, la célèbre pièce de vigne de la romanée fut convoitée par les Grands de l’ancien Régime, la romanée-conti reste l’un des plus illustres et des plus chers vins du monde. Comme tous les grands crus, les volumes produits sont de l’ordre de 20 à 30 hl/ha selon les années. Un décret datant du 02/07/92 a reconnu la grande rue en grand cru.

Nuits saint Georges : Les saint Georges comme on dit portaient déjà des vignes en l’an mil. Petite capitale du vin de Bourgogne, nuits saint Georges a également son vignoble des Hospices avec vente aux enchères annuelles de la production le dimanche précédent les Rameaux. Elle est le siège de nombreux négoces de vins et de nombreux liquoristes qui produisent le cassis de Bourgogne ainsi que de concepteurs de vins à mousse qui furent à l’origine du crémant de Bourgogne.

Côte de nuits-villages : L’appellation « côte de nuits-villages » était appelée anciennement « vins fins de la côte de nuits». Deux communes possèdent quelques terroirs aptes à porter une appellation communale mais les superficies sont trop petites pour avoir une appellation individuelle, c’est pourquoi d’autres communes s’y sont associées pour constituer cette unique appellation « côte de nuits-village » dont les vins sont excellents à des prix tout à fait abordables.

Ladoix : L’appellation communale « ladoix » regroupe trois communes aux grandes pentes à intercalations marneuses constituant avec toutes ces expositions : est, sud et ouest, l’une des plus belles unités viticole de la Côte. Dépassant rarement 3500hl en rouge à base de cépage pinot noir et 800hl en blanc à base de cépage chardonnay, l’appellation ladoix est peu connue et c’est bien dommage.

Aloxe-corton : L’appellation aloxe-corton occupe une faible part sur la plus petite commune de la Côte de Beaune. Le village est le siège d’un négoce actif et plusieurs châteaux aux magnifiques tuiles vernissées méritent le coup d’œil.

Pernand-vergelesses : Situé aux confins de deux vallées, le village de Pernand exposé en plein sud, est sans doute le plus « vigneron » de la Côte. Sa solide réputation due à quelques vieilles familles bourguignonnes, à ses vignes de coteaux, à ses cépages chardonnay et pinot, à ses hommes de grands cœurs ont donné des vins subtils classés AOC communale avec 10 premiers crus.

Corton : Ce terroir appelé «  la montagne de Corton » produit un vin qui a besoin de vieillir au moins 10 ans pour développer cet arôme de fruits rouges dont lui seul a le secret. Son sol est constitué de marnes et de calcaires. L’appellation corton peut-être utilisée en blanc mais est surtout connue en rouge.

Corton-charlemagne : L’appellation corton-charlemagne représente un peu plus de 2000hl. Les vins de cette dénomination dont le nom est dû à l’empereur Charles le Grand qui aurait planté des blancs pour ne pas tâcher sa barbe, sont d’un bel or vert et atteignent leur plénitude après 5 à 10 ans.

Savigny-lès-Beaune : Savigny est aussi un village vigneron par excellence. L’esprit du terroir y est entretenu, les vins de Savigny, en dehors du fait qu’ils sont nourrissants et théologiques sont souples, tout en finesse, fruités, agréables jeunes mais vieillissant bien.

Chorey-lès-Beaune : Situé dans la plaine, le village possède quelques lieux-dits voisins de Savigny, la production s’étend sur près de 130 hectares. Le terroir atypique apporte aux vins rouges (97% de la production) des arômes de fruits rouges et aux blancs (3%) un bouquet de citronnelle et d’acacia.

Beaune : En superficie, l’appellation Beaune est l’une des plus importantes de la Côte, mais Beaune est aussi et surtout la capitale vitivinicole de la Bourgogne. Les vins essentiellement rouges sont pleins de force et de distinction. La situation géographique a permis le classement en premiers crus d’une grande partie du vignoble et il est parmi les plus prestigieux.

Côte de Beaune : A ne pas confondre avec les côtes de Beaune-villages. L’appellation côte de Beaune ne peut être produite que sur quelques lieux-dits de la montagne de Beaune. Les vins rouges sont reconnaissables à leur arôme de fraise, quant aux blancs, ils ont une couleur jaune paille et sont très secs.

Pommard : C’est l’appellation la plus connue à l’étranger, sans doute en raison de sa facilité de prononciation. La vigne se nourrit de sols calcaires tendres et les vins produits sont solides, tanniques et ont une bonne aptitude à la garde. Issu du pinot noir, le pommard ne peut être que rouge. Ce vin est très long à se « faire », compter 5 à 8 ans, jusqu’à 20-25 ans. Les mets culinaires qui accompagnent le pommard doivent être d’un goût assez relevé : gibiers, confits, mouton et pour les fromages : livarot, pont-l’évêque et époisses.

Volnay : Blotti au creux du coteau, le village de Volnay évoque une jolie carte postale bourguignonne. Les vins sont tout en finesse, légers ou solides et vigoureux. Volnay produit exclusivement du vin rouge à base de pinot noir. Ses arômes de baies rouges et de violettes en font un vin bien structuré et élégant. De nombreux auteurs du siècle dernier ont cité le vin de Volnay.

Monthélie : La combe de saint romain sépare les terroirs rouges des terroirs blancs. Monthélie est exposé sur le versant sud de cette combe. Dans ce petit village moins connu que ses voisins, les vins sont d’excellentes qualités et d’un très bon rapport qualité-prix.

Auxey-duresses : Auxey possède des vignes sur les deux versants. Les premiers crus rouges des duresses et du val sont très réputés. Sur le versant « meursault » on produit d’excellents vins blancs qui sans avoir la réputation des grandes appellations sont également très intéressants.

Saint-romain : Le vignoble est situé dans une position intermédiaire entre la Côte et les Hautes-Côtes. Les blancs de saint-romain sont fruités et gouleyants, les rouges ont des arômes de cerises, de plus ils sont toujours prêts à donner plus qu’ils n’ont promis.

Meursault : Avec le meursault commence la véritable production de grands vins blancs. Tous allient la subtilité à la force, la fougère à l’amande grillée, l’aptitude à être consommés jeunes aux possibilités de longévité. Annuellement, on produit près de 2.000.000 de bouteilles en blanc contre 100.000 en rouge, c’est peu dire que Meursault est bien la capitale des vins blancs de Bourgogne.

Blagny : Autour du hameau de Blagny on produit des vins rouges remarquables portant l’appellation blagny mais la plus grande partie est plantée en chardonnay pour donner selon la commune du meursault premier cru ou du Puligny-Montrachet premier cru. La robe des blagny est foncé voire cerise noire, bien fruité avec toujours cet arôme de petits fruits rouges, ce vin est charpenté et a besoin de patienter en cave.

Puligny-Montrachet : Cette petite commune tranquille ne fait en surface de vigne que la moitié de Meursault mais se console de cette modestie apparente en possédant les plus grands crus blancs de Bourgogne. Les autres premiers crus de la commune exhalent fréquemment des senteurs végétales à nuances résineuses ou terpéniques qui leur donnent beaucoup de distinction.

Montrachet—Chevalier—Bâtard—Bienvenue-bâtard—Criots-bâtard—Chassagne-Montrachet : La particularité la plus étonnante de ces grands crus, dans un passé récent, était de se faire attendre plus ou moins longtemps avant de manifester dans sa plénitude la qualité exceptionnelle que l’on attendait d’eux, il fallait compter 5 ans voire 10 ans. Depuis quelques années, on rencontre des cuvées avec un bouquet d’une puissance exceptionnelle et des saveurs si élaborées qu’on peut en apprécier la qualité immédiatement.

Saint-aubin : Saint-aubin est dans une position topographique voisine des Hautes-Côtes. Il faut dire que les vins sont de bonne et grande qualité. Le vignoble s’est un peu développé en rouge mais c’est en blanc qu’il atteint le meilleur. Les vins se saint- aubin furent classés AOC en 1956, 1/3 en appellation village, les 2/3 restant en saint-aubin premier cru. Comme pour l’ensemble des vins de Bourgogne, les cépages utilisés sont : le chardonnay pour les blancs et le pinot noir pour les rouges.

Santenay : Santenay est devenu grâce à sa « fontaine salée » aux eaux les plus lithinées d’Europe, un village d’eaux réputé. C’est donc un village polyvalent puisque son terroir produit également d’excellents vins rouges. Le vignoble s’étend sur 390 hectares, près de 350 ha en cépage pinot noir pour les vins rouges et les 40 restants en cépage chardonnay pour les vins blancs. La robe du vin rouge est pourpre aux arômes de fruits rouges, sa garde oscille entre 5 et 10 ans, quant au blanc, il est de couleur brillant clair aux arômes de noisette pouvant se garder de 3 à 8 ans.

Maranges : Le vignoble de Maranges situé en Saône et Loire bénéficie depuis 1989 d’un regroupement en une AOC unique comportant huit premiers crus. Il s’agit de vins rouges (7500 hl) et de vins blancs (250hl), fruités, ayant du corps et bien charpentés, ils peuvent vieillir de 5 à 10 ans.

Côte de Beaune-village : A ne pas confondre avec l’appellation Côte de nuits-village qui possède une aire de production particulière, la côte de Beaune-village n’est en elle-même pas délimitée. C’est une appellation de substitution pour tous les vins rouges des appellations communales de la côte de Beaune à l’exception de beaune, aloxe-corton, pommard et volnay. Dans tous les cas, ce sont des rouges produits sous le même cépage : le pinot noir.

Bourgogne côte châlonnaise : L’AOC bourgogne côte châlonnaise est née le 27 février 1990. Quarante quatre communes s’enorgueillissent de ce titre. Près de 90 % de la vigne est plantée en pinot noir, le reste en chardonnay. Selon la méthode appliquée dans les Hautes-Côtes, un agrément résultant d’une seconde dégustation complète la dégustation obligatoire qui a lieu partout.

Rully : L’appellation rully déborde de sa commune d’origine sur celle de Chagny, petite capitale gastronomique. On y produit à peu près autant de vins blancs que de vins rouges. Nés sur le jurassique, ils sont aimables et généralement de bonne garde. Certains lieux-dits classés en premier cru ont déjà atteint une notoriété.

Mercurey : Mercurey jouxte au sud le vignoble de Rully. C’est l’appellation communale la plus importante en volume de la Côte chalonnaise. Quelques lieux-dits bénéficient de la dénomination premier cru. Les vins sont en général légers et agréables avec de bonnes aptitudes au vieillissement. Le rouge est parfumé, le blanc est très vif.

Givry : Le givry rouge, la production principale aurait été le vin préféré d’Henri IV. Les prix sont très abordables. L’appellation s’étend principalement sur la commune de Givry. Le vin rouge est modérément corsé et peut de conserver de 3 à 7 ans.

Montagny : Entièrement voué aux vins blancs, Montagny, le village le plus méridional de la région annonce déjà le mâconnais. L’appellation peut être produite sur quatre communes, mais seuls les climats (nom cadastral des lieux-dits dans le vignoble bourguignon) peuvent être revendiqués sur la commune de Montagny. Les vins blancs ont un bouquet séduisant, frais et délicat à saveurs de verveine, de tilleul, de miel et de noisettes tendres.

Mâcon, mâcon supérieur et mâcon villages : Toutes ces appellations suivies de la commune d’origine sont utilisées pour les vins rouges, les rosés et les blancs. L’aire de production est relativement vaste, la diversité des situations se traduit par une grande variété dans la production. Les cépages principaux sont pour le rouge : le pinot noir et le gamay et pour le blanc : le chardonnay.

Pouilly Fuisse : Au pied des roches de Solutré et de Vergisson, le vignoble le plus prestigieux du mâconnais se développe. Les vins de Pouilly ont atteint une grande notoriété notamment à l’exportation et leurs prix ont toujours été en compétition avec ceux des chablis. Ces vins sont vifs, pleins de sèves et parfumés. Lorsqu’ils sont élevés en fût de chêne, ils acquièrent en vieillissant des arômes caractéristiques d’amandes grillées ou de noisettes.

Pouilly Loché et pouilly Vinzelles : Beaucoup moins connues que leur voisine, ces petites appellations produisent des vins de même nature avec peut être un peu moins de corps. La production se traduit autour du millier d’hectolitres uniquement en vins blancs.

Saint-Véran : Dernière née des appellations du mâconnais, saint -véran est produit sur huit communes. C’est un vin léger, élégant, fruité qui accompagne à merveille les débuts des repas.

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Auteur : Mado - Le 04 août 2009

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Les crus de Bourgogne sont riches en saveurs et en parfums.

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